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Carnets d'affût

Un affût au Martin pêcheur (chap.4)

02/28/2020

Un affût au Martin pêcheur (chap.4)

Le Martin pêcheur est un oiseau phare pour le photographe, car c'est un oiseau esthétique avec ses couleurs vives. Il est aussi assez commun, donc facile à trouver près de chez soi.

Ces articles sont des récits de plusieurs affûts réalisés successivement pour photographier le Martin pêcheur.

Chapitre 4.

4ème séance à l'affût du Martin pêcheur. J'ai laissé passé 3 jours de temps maussade. Ce matin, il fait beau, mas frais : à peine 10°C lorsque je pars à 7h20. Ceci me gratifie de petites fumerolles qui s'échappent de la Loire et lui donnent une ambiance mystérieuse.

J'ai une idée en tête en arrivant : placer un perchoir un peu plus près de l'affût (dans la même direction que le premier) car le premier est relativement loin et j'ai bien vu que l'oiseau bleu ne craignait pas de se poser tout près de moi. Je m'affaire donc à cette tâche alors que les alentours sont bien calmes. J'entends une fois seulement des cris de Martin pêcheur au loin. Ce faisant, je constate des empreintes au bord de l'eau : sans aucun doute les pieds palmés d'un Castor !

Autre élément de contexte : le niveau du fleuve est stable par rapport aux séances précédentes. je craignais une petite montée des eaux car il a plu en amont dans le Massif Central ces 2 derniers jours et le changement de niveau pourrait faire changer les habitudes du Martin.

Une heure très clame se passe. Même les sternes sont muettes.

Puis le silence est rompu par plusieurs cris de Martin pêcheur à proximité : il s'est approché, mais je ne le vois toujours pas.

Une heure de plus passe sans plus d'animation. L'atmosphère s'étant réchauffée, des Calopteryx - une libellule commune des rivières calmes - volent de ci de là.  Un kayakiste passe près de la berge, sans effrayer de Martin pêcheur, puisque je n'ai pas entendu de cri.

10h45, un nouveau groupe de canoës vient de passer. Finalement, ce sont les humains qui ont produit le plus d'animation ce matin. Je vais partir dans les minutes qui viennent. Un coup de feu retentit !

D'où provient-il ? Des canoéistes ? Je les regarde passer : cela me divertit et fera peut-être bouger le Martin pêcheur ?

A peine sont-ils passés que je vois arriver le Martin pêcheur face à moi, en vol le long de la berge ; il se pose alors sur le premier perchoir, au soleil !

Doucement, je braque l'objectif sur l'oiseau et je déclenche une fois. Un petit soubresaut, mais l'oiseau reste en place. Au bout de trois ou quatre déclenchements, le bruit est totalement accepté. Il s'ensuit une séance de prises de vues de quelques minutes, ponctuée de  plongeons infructueux, puis d'un départ en toute discrétion.

Mais ça y est, c'est dans la boite ! Ma persévérance a payé.

Un affût au Martin pêcheur (chap. 3)